Oref Grand-Est
OREF Grand Est

Les frontaliers en Grand Est

Les frontaliers en Grand Est



En 2015, 167 000 personnes résident dans le Grand Est et vont travailler dans l’un des pays voisins. L

Le Luxembourg est la première destination des frontaliers de la région, avec 75 000 actifs, soit deux fois plus qu’en 1999. Les effectifs progressent aussi vers la Suisse, atteignant 38 000 personnes en 2015. À l’inverse, ils diminuent vers l’Allemagne, qui reste toutefois la deuxième destination des frontaliers (46 000 actifs), tandis que la Belgique attire seulement 8 000 frontaliers grandestois.

En Allemagne, les frontaliers sont plus souvent ouvriers, dans le secteur industriel, et un sur cinq a plus de 55 ans. L’industrie suisse est aussi un important pourvoyeur d’emplois pour les frontaliers. Le Luxembourg attire des actifs plus diplômés, qui exercent majoritairement dans le secteur tertiaire, en particulier dans les activités financières. En Belgique, de nombreux frontaliers travaillent dans les domaines de l’action sociale et de la santé. Les possibilités de travail frontalier attirent des résidents à proximité des frontières, mais cela ne se traduit pas toujours par une croissance des emplois présentiels.

De par sa position géographique, la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine est la plus concernée par le travail frontalier. Le Luxembourg est la première destination, avec 69 000 navetteurs et en attire toujours plus, notamment dans les secteurs des services aux entreprises et des activités financières et d’assurance. L’Allemagne en rassemble 46 000, (21 % de moins qu’en 1999) ;  la Suisse 36 100 et la Belgique n’emploie en revanche que 8 500 habitants de la région.

in Depuis 1999, le nombre de frontaliers à destination du Luxembourg a doublé